Vous soupçonnez peut-être qu'une personne de votre connaissance est victime de violence, mais ne savez pas comment l'aider. Il se peut que vous soyez inquiet d'aggraver la situation. En comprenant mieux les signes à surveiller, vous pouvez l'aider.
 

Si vous reconnaissez certains des signes suivants, le temps d'agir est probablement venu.

Il

  • la rabaisse;
  • parle tout le temps et domine la conversation;
  • la surveille tout le temps, même au travail;
  • essaie de prétendre d'être la victime et agit comme s'il était déprimé;
  • essaie de l'empêcher de vous voir;
  • agit comme si elle lui appartenait;
  • ment pour bien paraître ou exagère ses qualités;
  • agit comme s'il était supérieur aux autres membres de sa famille ou plus important qu'eux.

Elle

  • s'excuse ou trouve des excuses pour son comportement, ou elle devient agressive et se met en colère;
  • semble mal à l'aise de s'exprimer en sa présence;
  • semble malade plus souvent et manque du travail;
  • tente de masquer ses blessures;
  • trouve des excuses pour ne pas vous rencontrer ou essaie de vous éviter lorsque vous la croisez sur la rue;
  • semble triste, seule, repliée sur elle-même et craintive;
  • consomme plus d'alcool ou de drogues pour faire face à la situation.

Le danger risque d'être plus grand dans les cas suivants.

Il

  • a accès à elle et à ses enfants;
  • a accès à des armes;
  • a des antécédents de violence avec elle ou d'autres personnes;
  • a menacé de la blesser ou de la tuer, si elle le quitte;
  • menace de blesser ses enfants, ses animaux domestiques ou de détruire ses biens;
  • l'a menacé de se suicider;
  • l'a battue ou il a essayé de l'étrangler;
  • passe une phase difficile;
  • est convaincu qu'elle fréquente quelqu'un d'autre;
  • l'accuse d'avoir gâché sa vie;
  • ne cherche pas à obtenir du soutien;
  • surveille ses actes, écoute ses conversations téléphoniques, lit ses courriels et la suit;
  • a du mal à conserver un emploi;
  • consomme de la drogue ou boit tous les jours;
  • ne respecte pas la loi.

Elle

  • vient de se séparer ou elle a l'intention de le quitter;
  • craint pour sa vie et pour la sécurité de ses enfants ou elle refuse de voir les risques;
  • lutte pour la garde des enfants ou a des enfants d'une relation précédente;
  • a une autre relation;
  • a des blessures non expliquées;
  • n'a pas accès à un téléphone;
  • fait face à des obstacles de communication (langue, vit dans une région isolée, etc.)

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Pour plus d'information vous pouvez consultez la brochure ou télécharger la carte de format portefeuille sur Comment identifier et aider les femmes qui risquent de devenir victimes d'actes de violence.

Bien que les études démontrent que les femmes dans des relations hétérosexuelles sont à plus grand risque, la violence conjugale peut aussi affecter les hommes et les partenaires dans des relations entre gais et lesbiennes. Les signes mentionnés ci-dessus s'appliquent également.

Source : Voisins-es, amis-es et familles